U.S.Carcassonne 30:20 U.S.Dax
U.S.Carcassonne
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Journée 4
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30 - 20
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11-09-2015 19:30
Stade Domec (Carcassonne)

Commentaire
Présentation
Equipe

Eh ben voilà. Encore une fois, l’USD revient bredouille de son déplacement au pied de la Citadelle Audoise, comme elle en a pris l’habitude depuis des années. Toutefois, contrairement aux années précédentes, nul n’est besoin de s’en prendre à la volonté des joueurs ni à l’incompétence du corps arbitral pour constater que l’US Carcassonne reste un os bien difficile à ronger pour un club ayant fini par perdre ses ratiches, et aujourd’hui, sur les promesses annoncées, encore tout juste renaissant et à peine à même de téter un biberon  ou de manger des petits pots. Mais qu’on ne se méprenne pas : Le poupon rouge et blanc va grandir, ses dents vont pousser, et la bête à 46 pattes qui se présentera sur les terrains qui l’accueilleront finira bien par mordre qui n’y prendra garde.

Le facteur déterminant qui a donné au match son dénouement final, c’est la domination sans partage d’une équipe audoise que ses supporters, comme à l’accoutumée, présentaient en crise, décimée, et parant au plus pressé pour se présenter correctement au coup d’envoi, a exercé en première mi-temps, enfermant à double tour les Dacquois dans leur camps. La devise semblait claire : Décimée par les blessées (mais en est-on vraiment sûr?..), il fallait aux joueurs de l’USC planter au plus vite le maximum de clous dans le cercueil dacquois au risque de voir les morts-vivants se réveiller sur le tard et leur bouffer le foie, la rate, le cœur, la feuille de match et leur herbe.  Rendez vous compte, on peut compter sur les doigts de la main le nombre de fois où les Dacquois ont seulement passé la ligne médiane, étouffés qu’ils étaient par les assauts permanents des locaux qui leur rentraient dans le chou à qui mieux mieux par leurs gros, les étiraient sur toute la largeur du terrain comme de la confiture sur une tartine trop grande, ou bien en les renvoyant dans leurs pénates par un jeu d’occupation précis et adéquat. Occupation, pilonnage et épreuve de force, conservation, mais également envie, allegria, le jeu mis en place par Jean Gajan et ses troupes ne laissaient pas de place aux timides initiatives landaises, surtout que les visiteurs gâchaient en plus deux penaltouches dans le camps audois, autant de rampes de lancement pour des intentions de jeu clairement affichées la semaine passée. Et c’est comme une évidence que l’USD se retrouvait menée 0 à 20 à la 34ème minute après deux essais de José Lima sur un petit côté jouée par l’excellent Carol Raynaud, très actif et tranchant hier, et l’ex-joueur de l’UBB François Tisseau qui couronnait la main mise du pack jaune sur la rencontre et les carences à ce jour d’une défense dacquoise qui n’a pas encore eu le temps de se rôder, ce dont on ne lui fera surtout pas le reproche, transformés tous deux par un Adrien Latorre des grands jours et maitre du vent, auteur par ailleurs d’un drop claqué dans un fauteuil et d’une pénalité.

Alors oui, la tortue dacquoise présentée en affiche du match a eu cette fois un sérieux retard à l’allumage. Pas qu’elle ait choisi de rester attentiste, mais simplement parce qu’elle a été rendue incapable de répondre coup pour coup aux assauts de la cousine survitaminée qu’elle rencontrait, et contrairement à ce qu’elle avait fait face au lièvre bayonnais la semaine passée. Et c’est ainsi que je me suis pris à craindre un massacre de la phalange dacquoise  par les descendants des Volques comme le furent en leur temps les légions de Quintilius Varus par les Chérusques d’Arminus dans le Teutoburger Wald. Mais ça, c’était sans compter avec la nouvelle volonté de l’USD de ne pas abdiquer, et surtout sur une volonté permanente de jouer les coups à fonds, avec un talent naissant qu’on croyait disparu à jamais dans ce club, mais qui ne cesse d’intriguer et de donner un sacré espoir de renouveau : Parti des quarante mètres dacquois, le ballon parvient sur l’aile gauche de Martin Prat qui passe la ligne d’avantage rageusement, puis, de coup de boutoir en petit tas, de ballon ralenti en fulgurance, le jeu gagne l’aile droite ou Sakiya Bureitakiyaca est mis en débordement par Apisai Naqalevu avant de retrouver à l’intérieur ce diable d’Ignacio Mieres qui une fois encore, après l’essai plein de malice et de maitrise qu’il a inscrit contre Bayonne, se retrouve là où il faut pour recevoir le ballon et le porter derrière les poteaux. L’USD avait plié tout une mi-temps ou presque, avait frôlé le point de rupture à maintes reprises, mais elle avait trouvé les ressources de ne pas abandonner ce qui semble être son projet de jeu. Et si l’on ne peut que constater que l’équipe est plus proche, à cette heure,  d’une équipe de Barbarians que d’une équipe de championnat en raison de son retard de préparation qui la fait se tourner vers l’offensive pour essayer de compenser les manques obligés dans la cohésion de sa défense, quand tout ce petit monde formera un ensemble cohérent, nul doute que le regard des adversaires ne sera pas le même qu’à l’orée de cette saison.

Le projet de jeu, justement, parlons en, en abordant la seconde mi-temps. Adossée au vent, on pouvait espérer qu’avec 13 points « seulement » à remonter il y aurait un coup à jouer. D’autant qu’avec l’aide de ce vent, Romain Lacoste, irréprochable dans son rôle de buteur, ramenait les Dacquois à un essai transformé des Audois. La mêlée se refaisait la cerise avec les rentrées de Romain David et de Martin Dreyer en remplacement de Pierre Choinard un peu tendre malgré une énorme volonté, et d’un James Lakepa solide en mêlée, hargneux en défense et se permettant quelques rushs au ras lui donnant des airs de Gimli fonçant dans une forêt d’orcs vêtus de jaunes. Et de suite, la mêlée carcassonnaise se retrouvait plus que gênée aux entournures. Et les Dacquois ont senti l’air frais dans leur dos, cet air qui leur avaient manqué en première mi-temps, et qui semblait commencer à faire défaut au Canaris. Le coup de grisou n’était pas loin. Oui, mais voilà, de petites fautes de main en touches encore massacrées, de ballons lâchés à l’impact en passes un peu précipitées, les efforts dacquois n’allaient pas porter leur fruit face à une équipe de Carcassonne qui, sentant le vent tourner au propre comme au figuré, se concentra sur les bases : Défense âpre, agressivité (toujours saine, il faut le souligner, le match a été d’une grande propreté, une fois encore d’un grand respect mutuel), mauls pénétrants dévastateurs où le paquet dacquois a semblé faire montre d’un manque de puissance, quand l’impact qu’il exerce en mêlée fermée pourrait laisser penser le contraire au béotien du jeu d’avants que je suis, jeu au pied de libération toujours au bon moment , bref, en un mot comme en cent, maitrise. Et c’est ainsi qu’Adrien Latorre donna un peu d’air à l’USC qui commençait à suffoquer après que les gros jaunes aient enfoncé les blancs une fois de plus, puis qu’un contre assassin sur ballon perdu aux 45m carcassonnais par les avants dacquois qui tentaient d’enfonce la ligne défensive audoise et terminé en bout de ligne par le décalage de José Lima qui filait le long de la ligne pour finir sous les poteaux n’enterraient les derniers espoirs dacquois d’un bonus défensif que les observateurs et commentateurs auraient volontiers donné à l’USD, mais qui à mon avis, au vu de l’archi-domination des locaux en première mi-temps, et du petit manque de maitrise, de vécu commun et d’huile dans les rouages d’un jeu dacquois ambitieux et prometteur durant le second acte aurait été un poil surfait.  Le point d’honneur revint toutefois à nos couleurs, sous la forme d’un autre superbe essai fait de temps de jeu et parachevé par le meilleur joueur dacquois hier, Martin Chiapessoni, qui, même si on peut considérer qu’il manque un peu de puissance pure comparé aux monstres des Iles du Sud par exemple, présente la parfaite panoplie du n°8 en matière de présence, de technique, d’intelligence de jeu, de maniement du ballon, de grinta telle qu’on l’imagine chez un joueur argentin, bref, Monsieur Goussebaire,  si vous pouviez demander à nos gros sponsors de bétonner le contrat de ce joueur pour les 20 ans (au moins ! lol) à venir, ce serait un investissement largement profitable en matière de jeu et d’image pour le club dacquois. Martin Chiapessoni a tout pour devenir LE joueur qui entrainera l’USD, pour devenir ce que les américains appellent un impact player, un joueur de franchise, et nulle doute que si on ne se protège pas, il ne restera pas longtemps.

Alors voilà, on a perdu. Encore une fois à Carcassonne, mais on a l’habitude. Face à une équipe dont je me demande comment elle peut se dire en crise vue la stratégie qu’elle a su mettre en place et respecter, au vu des joueurs cadres qui y jouent (François Tisseau, la première ligne énorme,  Joel Koffi qui nous est rentré dedans comme un malade, Franck Tessier, José Lima, Benjamin Caminati), avec une charnière efficace, active, performante composée de l’excellent Carol Raynaud et du très fiable et sobre Adrien Latorre, qui a livré une superbe bataille à notre nouvelle charnière Arnaud Pic-Ignacio Mieres, dont le rôle a été plus difficile en première mi-temps, plus tourné vers la défense où elle été à la hauteur, et avec l’apport d’un pile ultra vive dont on reparlera probablement beaucoup en la personne du petit Adrien Bau. On a perdu, certes, mais en poursuivant sa revue d’effectif, avec une première ligne renouvelée, l’intégration d’une nouvelle poutre (Et c’est une grosse poutre, croyez moi !), avec des flankers DACQUOIS (pour les médisants qui ne vont voir que le recrutement récent de l’USD), moins à leur aise que la paire Derrien-Coletta la semaine passée, mais dans un contexte plus difficile, l’USD a persisté dans la mise en place d’un jeu ambitieux, volontariste, ne renonçant jamais, bref dans un système que l’on retrouve avec plaisir, avec des joueurs semblant concernés par le projet du club de se rebâtir.

Ce matin, je n’ai aucune honte face à la défaite car les joueurs qui ont subi tout au long du premier acte n’ont pas sombré ont su relever la tête, je n’ai aucun ressentiment envers l’arbitre qui, si il avait bien voulu sanctionner les tirages de maillots systématiques des avant locaux sur les regroupements m’aurait tout à fait convenu. Non, ce matin, j’ai une envie terrible de voir la suite, y compris le redoutable déplacement à Aimé Giral de la semaine prochaine, où on n’aura pas plus à perdre qu’hier soir à Albert Domec.

Mes étoiles :

***: Martin Chiapessoni

** : Ignacio Mieres, James Lakepa, Romain David, Adrien Bau, Romain Lacoste, Apisai Naqalevu

* : Sakisa Bureitakiyaca, Martin Prat, Arnaud Pic, Max Delonca malgré deux fèves en touché.

 

Mais aucun n’a démérité. On a vraiment une équipe, un effectif, digne de la ProD2, souhaitons que la substantifique moelle (Et dieu sait qu’il a de la moelle, ce groupe)

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