1973

mardi, 07 août 2007 22:23
Toulouse (Stadium) Arbitre : M. Cuny
Tarbes bat Dax par 18 à 12
Stadoceste tarbais: 2E (Pécune,Biescas), 1T, 1P, 1D (Michel)
U.S.DAX:1E (Arrieumerlou), 1T (Duclos), 1P (Bastiat); 1D Freicha.
Stadoceste Tarbais:
Michel, Sillères, F.Marin, Pécune, Montagné, (o)Marty, (m)Save, Cabar, Paul, Leblanc, Senaç, Biescas, Abadie, A. Martin, Verdier
U.S. Dax :
Cazenave, Arrieumerlou, Lebel, Lux, Trémond; (o)Freicha, (m)Capdepuy, Benali, Vinsonneau, Courrouy, Dutin, Bastiat, Hoursiangou, Ibanez, Dudos.
Que de regrets !
Ils n'avaient cure les supporters dacquois et tarbais de cette hypothèse dressée par certains au dessus de cette finale et des regrets de ce genre : ah, si Béziers, si Narbonne, si Brive.
Et ils avaient bien raison ! Après la finale du Challenge du Manoir plus que médiocre, après l'incapacité corrézienne, la confirmation est venue. Le titre de champion de France ne peut échoir qu'à l'équipe la mieux au point techniquement et la plus fraîche physiquement à partir des seizièmes de finale. On attendait Dax auréolé de son prestige d'avoir sorti les deux "monstres", Brive (16 à 10) et Béziers (23 à 3). Ce fut Tarbes : oh combien mérité ! Le seul regret provient d'un Dax par trop méconnaissance, n'ayant pas véritablement tenu son rôle, s'en tirant finalement avec un écart de 18-12 flatteur. Les landais ne se retrouvaient pas en eux mêmes. Les Bigourdans s'étaient révélés à eux mêmes. Le jeune demi de mêlée Save était l'exemple tarbais alors que Freicha l'ouvreur d'en face était tout déconcerté.
On donnait Dax favori, en raison de ses performances antérieures. Aussi parce que l USD comptait dans ses rangs des personnalités auxquelles on accordait un crédit supérieur : Bastiat et Dutin, en avants, Lux en lignes arrières. Or les individualités si douées soient-elles ne peuvent s'exprimer que dans, par et pour l'équipe. Et cette équipe de Dax était curieusement désorganisée, pire même sans enthousiasme: le physique et le moral, le psychique, tout cela aboutissant à l'insuffisance technique. Bastiat paraissait survoler la masse des avants vêtus de rouge et de blanc. II la survolait en effet par quelques balles raflées au plus haut sommet de la touche, par une course solitaire de cinquante mètres, par un coup de pied gigantesque tel celui qui lui permit d'ouvrir le score de but en blanc. Le grave précisément c'est qu'il survolait, qu'on ne se regroupait pas autour de lui. Et l'on découvrait à l'inverse un Sénac, révélation de la saison dans cette spécialité, constamment épaulé et soutenu par Biescas et Paul, par Abadie et Verdier. Dutin mena quelques charges impressionnantes, en coup de boutoir suivant son style, mais en face on plaquait sec et bas, voir Leblanc, Paul et Cabar entre autres. Alors, du point de chute, la balte repartait le plus souvent de l'autre côté. Lux n'eut guère loisir de placer ses accélérations. Francois Marin et Joël Pécune étaient plus vifs que lui.
Trois hommes dans un quinze frappés d'impuissance en dépit de leurs velléités plus ou moins convaincantes. En face, tout un quinze. Cela se sentit dès l'engagement. Le tir au but initial de Bastiat en aurait peut être accablé d'autres. Les dispositions d'esprit des Tarbais n'étaient pas à la soumission, à la prudence, mais à la volonté de réplique. Et donc, l'ailier droit Montagné, une autre découverte de cette fin de saison, quitta audacieusement sa place classique, opéra comme un ouvreur ou un centre et Pécune, remarquable finisseur s'en alla au milieu des poteaux. C'était net, c'était tranchant, c'était un premier aperçu du ressort tarbais.
9-3 pour Tarbes à la mi-temps alors que les avants dacquois continuaient d'opérer en ordre dispersé et alors que leur ouvreur Freicha tapait aussi systématiquement qu'inopportunément. L'erreur stratégique apparaissait évidente et lorsqu'on libéra Freicha de consignes à contre-sens, il ouvrit de façon souvent irrationnelle, ne trouva pas le bon placement, ni le bon soutien de ses centres. Les Tarbais en profitèrent généralement. Ainsi arrive-til avec des jeunes joueurs qui n'ont pas encore maîtrise et maturité suffisantes, que l'on freine contre leur nature et puis qu'on lâche à contre courant.
Mais le vent dira-t-on. Ce Fameux vent d'autan défavorable en cette première mi-temps. Certes. Nous repensions à la devise de ce mensuel languedocien qui portait en en exergue : "L'Aüta que bufo un cop at més". Traduisez avec moi : "l'Autan qui souffle une fois par mois" En fait, il souffle plus souvent sur les plaines et les coteaux toulousains, mais sur le stade, il va de l'un à l'autre, d'une mi-temps à I'autre. Non, ce n'est pas la faute du vent pour reprendre une rengaine qui faisait voler les jupons. C'était la faute en cette deuxième moitié de match à la mêlée dacquoise qui perdit au total quatre balles sur introduction favorable. La perte la plus grave de conséquences fut celle qui bénéficia alors au demi de mêlée Save manœuvrant avec un culot et un à propos remarquables, mystifiant la troisième ligne landaise, perçant droit pour lancer le seconde ligne Biescas à l'essai. La cause était entendue. Il ne se trouvait plus personne pour plaider le dossier dacquois tellement il était démuni d'arguments. Et Save encore partit derrière sa mêlée amorça le mouvement sus la droite: c'était bouché. Un demi tour et voilà Michel, l'arrière, arrivé en Position d'ouvreur de l'autre côté ; un drop goal comme à la parade et le score montait à 18 -3. Un drop goal de Freicha puis l'essai conclu après un déboulé rageur d'Arrieumerlou continuant une jolie échappée de Capdepuy sur le côté fermé ne pouvaient servir aux Dacquois que de consolation. L'honneur était sauf, mais demeurait grande la déception.
Vraiment, l'on s'interroge. La première ligne dacquoise n'est pas seule en cause, mais l'ensemble ! Les attaquants dacquois, peut-on estimer qu'ils ont attaqué ? A vrai dire, l'USD n'arrive pas à bâtir sa doctrine, prise entre la liberté qu'on laisse à Dutin et Bastiat parmi les super-doués et la latitude que l'on n'accorde pas à ces jeunes que l' on appelle "les fils de Lasaosa". On regrette sincèrement qu'il n'en sorte que les éclairs d'un jour lorsque aux accents d'une banda explose la fiesta brava. Et puis, l'on retombe dans la somnolence des lendemains de liesse lorsqu'on va sur les bords de l'Adour, non pour y puiser le souffle vivifiant, mais pour disperser la migraine. Pourtant, les Freicha, les Cazenave et autres ont du rugby plein les doigts. Sans doute, court-il un peu trop d'araignées dans leurs jeunes têtes. Des araignées délivrez-les !
De R.Barran dans le Miroir du Rugby
Published in Dax en finale

Photos

dax carcassonne 25  15 64.jpg
Custom Adv 2
Category Name

Lorem ipsum dolor elit sit amet, consectetuer adipiscing proin sed odio.

Custom Adv 1

Association Allezdax.com

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetuer adipiscing elit. Proin sed odio et ante adipiscing lobortis. Quisque eleLorem ipsum dolor sit amet, consectetuer adipiscing elit. Proin sed odio et ante adipiscing lobortis. Quisque eleifend, arcu a dictum varius, risus neque venenatis arcu, a semper massa mi eget ipsum.

U.S.Dax Twitter